Maladies du pommier en photos pour reconnaître les symptômes

28 octobre 2026

Photos de maladies du pommier : deux pommes atteintes de taches brunes et de lésions, sur une branche feuillue.

Table des matières

Une feuille qui se tache, une pousse qui se recourbe ou une pomme qui pourrit prématurément ne révèle pas toujours la même cause. Pour identifier un problème sur un pommier, j’observe d’abord l’organe touché, la forme du symptôme et sa vitesse d’évolution, puis je compare ces indices avec les maladies et parasites les plus fréquents en France. Les repères et les gestes proposés ici vous aideront à passer d’une simple photo à une intervention réellement adaptée.

Les bons repères pour reconnaître rapidement un pommier atteint

  • Tavelure : taches brun olive sur les feuilles et croûtes noires sur les pommes.
  • Oïdium : feutrage blanc sur les jeunes pousses, feuilles ou fleurs.
  • Feu bactérien : rameaux brunis en crosse, fleurs desséchées et parfois exsudat collant.
  • Carpocapse : trou dans le fruit, galerie et déjections près des pépins.
  • Diagnostic fiable : observer plusieurs organes et suivre l’évolution pendant quelques jours.

Feuilles mortes et vertes sur une branche de pommier, illustrant des maladies du pommier.

Maladies du pommier en photos pour comparer les symptômes

Une image est utile pour repérer une ressemblance, mais elle ne suffit pas toujours à poser un diagnostic. Une tache brune peut venir d’un champignon, d’un stress hydrique ou d’une brûlure provoquée par un produit mal dosé. Je commence donc par regarder où le symptôme apparaît, puis je vérifie son aspect et sa progression.

Zone observée Symptômes fréquents Première piste
Feuilles Taches brun olive, feutrage blanc, décoloration ou trous Tavelure, oïdium, pucerons ou insectes défoliateurs
Fleurs Fleurs qui brunissent, se dessèchent ou tombent Feu bactérien, moniliose ou gel tardif
Jeunes pousses Extrémités recourbées, noircies ou couvertes de blanc Feu bactérien, oïdium ou puceron cendré
Fruits Croûtes, pourriture, trou ou galerie interne Tavelure, moniliose ou carpocapse
Tronc et branches Écorce fissurée, zone creuse ou suintement Chancre, blessure ou feu bactérien

Pour une photo vraiment exploitable, prenez une vue générale de l’arbre, puis des gros plans nets de la feuille, du fruit et du rameau. Une photo prise par temps sec, avec une lumière naturelle et un élément donnant l’échelle, permet de distinguer plus facilement une croûte superficielle d’une pourriture profonde.

Les maladies qui laissent les signes les plus reconnaissables

La tavelure du pommier

La tavelure commence souvent par de petites taches translucides ou brun olivâtre, avec un aspect légèrement velouté. Elles apparaissent surtout sur la face supérieure des feuilles, puis peuvent provoquer une déformation et une chute prématurée du feuillage.

Sur les pommes, le signe le plus parlant est une croûte noire, liégeuse et parfois crevassée. La maladie se développe plus facilement au printemps lorsque le feuillage reste humide plusieurs heures. Les feuilles mortes tombées au sol peuvent conserver le champignon et relancer les contaminations l’année suivante.

L’oïdium ou blanc du pommier

L’oïdium forme un feutrage blanc grisâtre sur les jeunes feuilles, les pousses et parfois les bouquets floraux. Les feuilles atteintes se crispent, se recroquevillent et restent souvent plus petites que les feuilles saines.

Contrairement à la tavelure, l’oïdium donne un aspect farineux très visible. Les jeunes pousses sont les plus sensibles, surtout dans un arbre trop dense ou installé dans un emplacement peu ventilé. Je retire rapidement les parties fortement atteintes, car elles servent de réservoir au champignon.

La moniliose et les pourritures des fruits

Une pomme touchée par la moniliose présente d’abord une petite zone brune qui s’étend rapidement. Des coussinets beige à brun clair peuvent ensuite former des cercles sur le fruit, qui finit par se dessécher en pomme momifiée ou par pourrir sur l’arbre.

Les blessures causées par la grêle, les oiseaux ou les insectes facilitent l’entrée du champignon. Il faut retirer les fruits pourris et les momies, y compris celles restées dans la ramure après la récolte. Les laisser en place revient à conserver une source de contamination pour la saison suivante.

Le feu bactérien et le chancre

Le feu bactérien demande une réaction rapide. Les fleurs et les jeunes rameaux brunissent ou noircissent, les extrémités se recourbent en forme de crosse et un liquide collant blanc, jaunâtre ou ambré peut apparaître par temps humide.

Le chancre se manifeste plutôt par une zone d’écorce brunâtre, enfoncée et progressivement desséchée. Une branche ceinturée par la lésion peut dépérir rapidement. Face à des symptômes compatibles avec le feu bactérien, je désinfecte le sécateur entre chaque coupe, j’évite de déplacer les rameaux suspects et je demande rapidement l’avis d’un professionnel ou d’un service spécialisé. Cette maladie est beaucoup plus grave qu’une simple tache foliaire.

D’autres problèmes existent, comme la rouille, la maladie de la suie ou certaines taches foliaires. Leur identification demande parfois une observation à la loupe, car des symptômes proches peuvent aussi venir d’un stress hydrique, d’une carence ou d’une phytotoxicité.

Les parasites à distinguer des maladies

Les ravageurs laissent souvent des indices très concrets. Je cherche des insectes, des œufs, des toiles, du miellat ou des trous d’entrée avant de conclure à une infection. Cette étape évite de traiter un champignon alors que le problème vient d’une chenille.

Le puceron cendré et le puceron lanigère

Le puceron cendré provoque des feuilles fortement enroulées et des jeunes pousses déformées. Les colonies se cachent parfois dans les replis du feuillage, tandis que le miellat produit par les insectes rend les feuilles collantes et peut favoriser l’apparition de fumagine noire.

Le puceron lanigère est plus facile à reconnaître grâce à son aspect cotonneux blanc, visible sur les rameaux, les plaies de taille et parfois les racines. Une attaque répétée affaiblit l’arbre et favorise l’installation de chancres. Les auxiliaires comme les coccinelles, les larves de syrphes et les chrysopes jouent un rôle utile, surtout lorsque l’attaque reste limitée.

Le carpocapse des pommes

Le carpocapse laisse un trou souvent bordé de déjections brunâtres. En coupant le fruit, on découvre une galerie qui mène vers les pépins, car la larve s’en nourrit avant de ressortir ou de provoquer la chute de la pomme.

Dans le nord de la France, il réalise souvent deux générations, contre trois dans les régions plus chaudes du sud. Une pomme attaquée se conserve mal, même si les parties saines peuvent parfois être consommées rapidement après retrait de la zone touchée.

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L’hoplocampe et les insectes des feuilles

L’hoplocampe attaque les jeunes fruits après la floraison. Les pommes présentent de petites galeries ou des cicatrices, et certaines chutent prématurément. Le risque est plus important dans les vergers où les dégâts étaient déjà nombreux l’année précédente.

Les mineuses, tenthrèdes et certains acariens donnent plutôt des feuilles grignotées, décolorées ou parcourues de galeries. Une loupe de poche permet souvent de voir les larves ou les traces de morsure. Un feuillage troué n’est donc pas automatiquement malade.

Indice visuel Cause probable Geste immédiat
Feuille enroulée et collante Puceron Observer les colonies et préserver les auxiliaires
Trou avec sciure ou déjections dans la pomme Carpocapse Retirer les fruits atteints et surveiller les vols
Feuille grignotée entre les nervures Larve ou tenthrède Contrôler le dessous des feuilles
Feutrage blanc Oïdium ou parfois cochenille Vérifier s’il s’agit d’une poudre continue ou de petites colonies

Passer de la photo au diagnostic fiable

Quand je dois identifier un problème, je suis toujours la même méthode. Elle prend moins de dix minutes et évite les traitements choisis trop vite.

  1. Photographier l’ensemble de l’arbre pour mesurer l’ampleur du problème.
  2. Examiner plusieurs feuilles, sur les branches basses et hautes, au soleil comme à l’ombre.
  3. Observer les fruits à l’extérieur puis à la coupe si une galerie ou une pourriture est suspectée.
  4. Regarder les jeunes rameaux à la recherche d’un chancre, d’un suintement ou d’une pousse recourbée.
  5. Noter la date d’apparition et les conditions récentes, notamment pluie, gel, forte chaleur ou traitement.
  6. Comparer l’évolution pendant trois à sept jours avant de choisir une intervention, sauf en cas de suspicion de feu bactérien.

La localisation des symptômes compte autant que leur couleur. Une tache isolée sur quelques feuilles n’a pas la même signification qu’un dessèchement rapide de plusieurs bouquets floraux. Je me méfie aussi des diagnostics fondés sur une seule photo, car la forme du symptôme évolue fortement entre le début et la fin de l’attaque.

Si plusieurs arbres présentent le même problème après une pulvérisation, pensez à une phytotoxicité. Si seul un arbre est touché près d’une plaie, d’un tronc blessé ou d’un sol mal drainé, une cause locale est plus probable qu’une maladie généralisée.

Agir au bon moment sans fragiliser l’arbre

La prévention commence avant l’apparition des taches. Une taille modérée, une ramure aérée et un arrosage dirigé vers le sol limitent la durée d’humectation du feuillage. Je ramasse aussi les feuilles très atteintes et les fruits momifiés, sans les laisser au pied du pommier.

Période Surveillance prioritaire Action raisonnable
Fin d’hiver Chancres, rameaux morts, formes hivernantes Supprimer le bois mort et nettoyer les outils
Printemps Tavelure, oïdium, feu bactérien, pucerons Inspecter le feuillage et les fleurs deux fois par semaine
Après floraison Carpocapse et hoplocampe Surveiller les fruits et installer des pièges adaptés si nécessaire
Été Pourritures, acariens, stress hydrique Arroser au pied, éclaircir la ramure et retirer les fruits malades
Après récolte Fruits oubliés et feuilles infectées Nettoyer le verger pour réduire l’inoculum de l’année suivante

Les traitements ne remplacent pas ces mesures. En France, utilisez uniquement un produit portant une autorisation adaptée à l’usage au jardin et respectez strictement l’étiquette, la dose, le délai avant récolte et les précautions pour les pollinisateurs. Un produit autorisé contre un ravageur ne sera pas forcément efficace contre une maladie, et l’inverse est également vrai.

Je déconseille les mélanges improvisés et les pulvérisations répétées « au cas où ». Ils peuvent brûler le feuillage, perturber les auxiliaires et compliquer le diagnostic. Pour un arbre âgé, une attaque qui revient chaque année ou une suspicion de feu bactérien, l’avis d’un arboriculteur vaut souvent mieux qu’une succession de traitements incertains.

Le détail qui évite de perdre un arbre malade

Une bonne identification repose rarement sur une seule couleur. Il faut croiser l’organe atteint, la saison, la vitesse d’évolution et la présence éventuelle d’insectes. Cette lecture permet de distinguer une tavelure généralement gérable, un carpocapse à surveiller et un feu bactérien qui justifie une réaction urgente.

Gardez les photos datées d’une année sur l’autre. Ce petit carnet visuel révèle souvent les périodes à risque de votre jardin et aide à intervenir plus tôt, avec moins de produits et de gestes inutiles.

Questions fréquentes

La tavelure forme des taches brun olive sur les feuilles et des croûtes noires, liégeuses ou crevassées sur les pommes. L’oïdium se reconnaît plutôt à un feutrage blanc grisâtre sur les jeunes feuilles, les pousses ou les fleurs, souvent accompagné de feuilles crispées et recroquevillées.

Les fleurs et les jeunes rameaux brunissent ou noircissent, les extrémités se recourbent en forme de crosse et un exsudat collant peut apparaître par temps humide. Désinfectez le sécateur entre chaque coupe, évitez de déplacer les rameaux suspects et demandez rapidement l’avis d’un professionnel ou d’un service spécialisé.

Recherchez un trou d’entrée bordé de déjections brunâtres. À la coupe, une galerie mène souvent jusqu’aux pépins, où la larve se nourrit. Retirez les fruits atteints et surveillez les vols, car le carpocapse peut réaliser deux générations dans le nord de la France et trois dans les régions plus chaudes du sud.

Prenez une vue générale de l’arbre, puis des gros plans nets d’une feuille, d’un fruit et d’un rameau. Photographiez par temps sec, en lumière naturelle, avec un élément donnant l’échelle, et notez la date d’apparition ainsi que les conditions récentes. Suivez l’évolution pendant trois à sept jours, sauf en cas de suspicion de feu bactérien.

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Rémy Hernandez

Rémy Hernandez

Je m'appelle Rémy Hernandez et j'ai accumulé 9 ans d'expérience dans le domaine de la culture, de l'entretien et des soins arboricoles. Mon intérêt pour les arbres et la nature s'est développé dès mon plus jeune âge, et c'est avec passion que je partage mes connaissances sur les soins à apporter à nos compagnons verts. J'aime expliquer les différentes techniques de taille, de fertilisation et de protection des arbres, tout en aidant les lecteurs à mieux comprendre les enjeux liés à leur entretien. Dans mes écrits, je m'efforce de fournir des informations précises, claires et à jour. Je vérifie toujours mes sources et compare les informations pour garantir leur fiabilité. Mon objectif est de simplifier des sujets parfois complexes afin que chacun puisse s'y retrouver et prendre soin de son environnement avec confiance. Je suis ravi de contribuer à pepinieresmarcel.fr et d'accompagner les passionnés d'arbres dans leur quête de connaissances.

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